Isabelle Jarousse, Pénélope et Ophélie…

 

« Sur une immense toile, elle passait les jours.

La nuit, elle venait aux torches la défaire »

(Homère, L’Odyssée, XXIV).

 

Ces mots d’Homère à propos de Pénélope attendant le retour d’Ulysse conviennent à Isabelle Jarousse qui,

inlassablement depuis vingt ans,

travestit le papier en une étoffe sertie de dessins

à l’encre de chine.

Ronds, hachures et figures animent

les creux et les plis qu’elle modèle dans l’intimité de l’atelier.

Dans L’ Attente au crépuscule, l'artiste

en proie aux révélations de l’inconscient, constitue le terreau de nos propres hallucinations. La nuit hante l’oeuvre, peuplée d’étranges rêves.

Le regard s’enfonce dans le noir profond du voile de papier.

….

 

Damien Chantrenne

( Extrait catalogue) Galerie Chave, Vence 2010

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